dans le sol par un réseau dense de racines enchevêtrées, que seules les rhizomes et bulbes des Composées et Légumineuses arrivent à traverser. La plus grande partie des précipitations est absorbée par les graminées. La quasi totalité (95 %) de ces plantes sont des vivaces qui peuvent vivre de dix à vingt années.
Dans les Grandes Plaines la pluviométrie diminue d'est en ouest. Ainsi on peut séparer cet espace en deux aires en fonction de leur végétation, usuellement cette limite suit grossièrement le 104e méridien.
À l’est, il s'agit d'une prairie à hautes herbes : la « Prairie » (tall grassland1) qui s’étend de l’Ouest des Appalaches au 104e méridien. Les plantes peuvent y dépasser 2 mètres de haut comme l'andropogon (Andropogon gerardii ou big bluestem en anglais). La côtoient l’Indian grass et le poa (Poa pratensis) et diverses espèces du forbs (nom donné au mélange des Composées et des Légumineuses). Cette formation se développe sur sols de prairie bruns (brunizem) ou noirs avec un fort pourcentage de matière organique, d’humus.
À l’ouest, sur le piémont des Montagnes Rocheuses, elle se transforme en herbes basses (short grassland (en)), vers 1 000 mètres d'altitude qui s'étend de l'ouest du 104e méridien jusqu'aux pieds des Montagnes Rocheuses. Les Graminées annuelles deviennent fréquentes. On y trouve l'Herbe à bison (Buchloe dactyloides), le Blue Grama ((en)) (Bouteloua gracilis) et même dans les régions les plus sèches l'Armoise (Artemisia tridentina). Ce type de prairie se développe sur sols de type chernozems.
Les incendies et le passage des grands herbivores, notamment les bisons, qui sont aujourd'hui au nombre de 500 00011 participent à la conservation de ce milieu ouvert mais n'en sont pas les facteurs principaux. La prairie est une formation végétale naturelle à cet endroit du globe.
Les défrichements réalisés par l'Homme ont réduit ce vaste milieu : le brûlis était pratiqué par les Amérindiens dès l'époque précolombienne. Puis les Blancs ont introduit de nouvelles espèces domestiques (bovins, moutons, chevaux). Ils pratiquaient la chasse intensive aux bisons et aux prédateurs. Certaines zones sèches ont été transformées en champs de céréales grâce à l'irrigation. Les marécages hérités de la dernière glaciation ont été drainés par les agriculteurs. Aujourd'hui, il ne reste quasiment plus de milieux vraimen
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